
C’est le 15 Avril 1998 que l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (UNPC-B) a été créée. Elle est régie par la loi n° 014/99/AN du 15 avril 1999 portant réglementation des sociétés coopératives et groupements. A sa création, les principales missions qui lui ont été assignées sont d’une part la représentation des producteurs et la défense de leurs intérêts moraux et matériels. D’autre part, l’UNPC-B se charge de l’approvisionnement en intrants, la commercialisation du coton graine, la gestion du crédit et la formation et appui/conseil des membres. De nos jours, dans cette structure faîtière, on dénombre 325 000 producteurs repartis dans plus de 4162 villages du Burkina. Ses principales ressources sont constituées par un prélèvement de 250 FCFA par tonne de coton graine commercialisé et des cotisations versées par les UPPC, de l’ordre de 100 000fcfa.
L’une des particularités du secteur cotonnier burkinabé est qu’au niveau des sociétés cotonnières, les producteurs via l’UNPC-B sont actionnaires dans les trois (03) sociétés cotonnières pour ainsi cogérer la filière, défendre les intérêts de ses membres etc. Les cotonculteurs qui sont désormais administrateurs au sein des sociétés détiennent des parts dans les capitaux (30% SOFITEX, 20% SOCOMA et 10% FASO COTON) et de ce fait se sont positionnés comme étant des interlocuteurs et des partenaires privilégiés et incontournables dans la gestion de la filière coton à tous les niveaux.
Au niveau interne, une équipe pluridisciplinaire (agronome, sociologue, communicatrice, comptable, caissier et secrétaire) est chargée de la coordination de toutes ces activités sous l’autorité d’un coordonnateur. Dans les unions départementales et provinciales, un dispositif de conseil de gestion, composé de 93 conseillers et d’inspecteurs, est mis en place. L’objectif de ce dispositif est de faire la promotion d’une gestion rigoureuse, saine et transparente dans ces organisations de base. Les conseillers sont chargés d’appuyer les GPC pour la tenue de leur comptabilité, de fournir les documents de travail et d’outils méthodologiques et d’assurer leurs formations. Quant aux inspecteurs, ils coordonnent et suivent les activités des conseillers et en assurent leur formation. Autant les inspecteurs que les conseillers, chacun de son côté participent à l’analyse de l’expression des besoins en intrants et en assurent la mise en place.
De nos jours, il faut reconnaître que cette structure joue un rôle de leader dans l’organisation et le fonctionnement de la filière et aussi dans la mise en oeuvre et l’exécution de nombreux projets de développement de la filière coton au Burkina. En dépit des crises que connaît la filière, tant sur le plan national qu’international, l’UNPC-B a su préserver l’unité des producteurs de coton. Ceci est unique dans la sous région, car tant au Mali, qu’en Côte d’Ivoire ou au Bénin, les réformes se sont souvent heurtées à des divisions des producteurs et l’éclatement de leurs organisations