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Les acteurs de transformations

15/10/2008 - Lu 4892 fois
Les acteurs de trituration, l'industrie textile et l'artisanat textile sont les animateurs de la transformation du coton au Burkina

Les acteurs de la trituration

Les triturateurs constituent le dernier maillon de la filière cotonnière, en ce sens que de part leur travail, ils mettent à la disposition des populations des dérivées consommables du coton. Les principaux acteurs de la trituration sont la SN CITEC, SOFIB, JOSSIRA et les triturateurs artisanaux.

La SN CITEC
La SN-CITEC est une société anonyme au capital de 3 445 000 000 F CFA répartis entre des actionnaires nationaux (47%) dont la SOFITEX et étrangers (53%) dont DAGRIS. Elle emploie 340 salariés permanents et du personnel saisonnier. Les principaux produits de la société sont : Huile végétale raffinée, Aliment pour bétail, Tourteaux, Savon.

En sus de ces productions, la société produit de l’huile de sésame, du tourteau de sésame ainsi que du beurre de karité raffiné. Cette pluriactivité liée aux graines de coton, lui a permis d’acquérir des équipements adéquats pour la trituration de toutes les graines oléagineux. La destination des produits est le marché national (87,85%) et celui régional (11,84%) . Mais de nos jours, force est de constaté au Burkina, que les importations frauduleuses d’huile et la présence clandestine d’huilerie, entrave le développement de la société.

JOSSIRA
La JOSSIRA a été crée en 1998. C’est une société anonyme au capital de 600 millions de fcfa, reparti entre Moussagros (94%) et CORUS Investment (6%). Elle emploie 165 personnes. La société produit essentiellement de l’huile et des tourteaux.
La production de la société est destinée entièrement au marché national (25%) et régional (75%). Ces productions sont très faibles, car l’usine ne tourne qu’à 25% de sa capacité, et cela à cause du mauvais choix technologique lors de son installation. Elle est en cours de certification ISO 9001 et envisage une extension de sa capacité de trituration.

L’industrie du textile

FASOTEX
FASOTEX a été crée en 2005. Société anonyme au capital de 100 millions de F CFA détenu par des investisseurs privés nationaux, la société emploie 75 personnes. Il faut rappeler que c’est l’ancien Faso Fani qui est devenu Fasotex. Depuis sa reprise, l’usine ne transforme plus de fibre locale et seul l’atelier d’impression/teinture est fonctionnel et utilise les fils de FILSAH. Par ailleurs, elle importe de la cretonne pour le pagne imprimé. Sa production est essentiellement destinée au marché national. De nos jours, Fasotex vise le marché local avec une production orientée vers la confection de tissu pour vêtements de travail, d’uniforme etc. Mais la société est fortement handicapée par la vétusté du matériel existant et la manque de confiance de ses fournisseurs.

FILSAH
La Filature du Sahel (FILSAH), créée en juin 1997 est une société anonyme au capital de 2 milliards F
CFA détenu par le FBDES 50 %, SOFITEX 37,5% et divers 12,5 %. Ce n’est qu’en 2000 qu’elle a commencé ses activités. Ses objectifs se résument en la production, à la commercialisation et à l’exportation de fils de coton. Elle a un effectif d’environ 100 personnes. Avec une capacité moyenne de
5400t de fibre/an, la production de la société est destinée à l’Europe (50%), au marché national (26%) et à celui sous régional (24%).
De nos jours, FILSAH diversifie sa production vers les fils pour l’artisanat, les marchés de filés à la grande exportation et enfin avec "le Maliwatt", une toile fabriquée à partir de déchet de coton pour envelopper les balles de coton prêt à l'exportation. Des machines ont été commandées pour fabriquer ces toiles qui vont remplacer le plastique utilisé actuellement pour envelopper la balle de coton. En 2004, elle a produit 16 tonnes de ces toiles et 60 tonnes en 2006. Pour 2007, FILSAH envisage de produire 459 tonnes de toiles coton sous forme d’emballage.

L’artisanat
Le secteur de l’artisanat comprend plus de 110 métiers, classifiés en neuf corporations de métiers (métier du textile et de l’habillement). Regroupés au sein de la Fédération Nationale des Artisans du Burkina Faso
(FENABF), ces acteurs sont organisés autour d’association, de regroupements, de coopératives. Les femmes ou leur organisation prédominent dans cet ensemble. Au Burkina, on dénombre environ 49 900 tisserands (29 400 hommes et 20 500 femmes) et 2 700 teinturiers (2 200 hommes et 500 femmes) avec en moyenne 3 à 5 apprentis. Quand à la couture, elle est très développée dans les centres urbains et semi urbains et une ville comme Ouagadougou compte plus de 10 000 couturiers. La part du secteur informel représente plus de 85% du secteur. A l’image des autres secteurs, les acteurs de ce secteur souffrent aussi de nombreux maux, tels la faible maîtrise du marché, le coût élevé des matières premières, le manque de soutien surtout financier etc. Les données chiffrées de caractérisation quantitative de cette activité et de ce marché sont très difficiles à évaluer, du fait du type d’activité même.
 

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