
La culture du coton nécessite une saison végétative longue, beaucoup de soleil et un total de 120 jours arrosés pour assurer la croissance puis un temps sec en fin de cycle végétatif pour permettre la déhiscence des capsules et éviter le pourrissement de la fibre. Ces conditions climatiques se rencontrent généralement sous les latitudes tropicales et subtropicales. Le coton supporte les climats tempérés à condition qu'il ne gèle pas.
La culture du cotonnier est majoritairement pluviale. La culture pluviale est théoriquement possible dès 400 mm de précipitations annuelles. Pourtant, dans les faits, le coton ne peut être cultivé sans irrigation qu'avec une pluviométrie supérieure à 700 mm/an, afin de pallier la variabilité interannuelle des pluies et les irrégularités de leur distribution.
Les semis se font en principe dans une terre de bonne qualité, généralement alluvionnaire. Le cotonnier est une plante particulièrement fragile et qui a de grands besoins en éléments nutritifs, ce qui nécessitera parfois une amélioration de la qualité des sols par le biais de l'apport d'amendements, de fertilisants et par la rotation des cultures (souvent avec une culture de légumineuse et une de céréale). Les premières feuilles apparaissent entre une semaine et un mois après le semis. Au cours de cette phase, la plante a besoin de chaleur et de beaucoup d'eau qui peut lui être fournie par le biais naturel des pluies ou par l'irrigation. Les feuilles du cotonnier sont palmées. Elles mesurent entre 12 et 15cm de long et de large et sont implantées en spirale tout les 5 à 8 cm, le long de la tige principale.
La floraison apparaît après un mois et demi à deux mois et se poursuit régulièrement sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, jusqu'à l'arrivée de conditions atmosphériques contraires (saisons sèche ou froide). A compter de ce moment précis, le fruit (appelé dans le cas du cotonnier "capsule") commence à se développer à partir du centre de la fleur. Il va grossir jusqu'à atteindre un diamètre de 2 à 3 cm. La période entre l'épanouissement de la fleur et les premières ouvertures de capsules est en moyenne de deux mois.
L'ouverture des capsules laisse apparaître une boule duveteuse. La récolte du coton est alors possible. Celle-ci peut se faire soit manuellement soit mécaniquement. La première technique réclame une main d'œuvre abondante et se fait par le biais de cueillettes successives en fonction du degré de maturité et d'ouverture des capsules. Elle peut se révéler plus onéreuse et plus longue, mais permet d'obtenir un produit de meilleure qualité et exempt de débris végétaux indésirables. Finalement, quel que soit le mode de récolte employé, le coton est envoyé vers une usine d'égrenage, afin de retirer les fibres de coton des graines auxquelles ils sont attachés. Le coton est ensuite compressé sous forme de bales, puis entreposé.
L’agriculture au Burkina Faso est pluviale et occupe plus de 80% de la population active. Sa culture est pratiquée par plus de 250 000 exploitations agricoles regroupent plus de 350 000 producteurs de coton.
Au Burkina la période de semis se situe entre mai à juillet et la récolte du coton se fait à partir du mois d’octobre. La culture du coton au Burkina est pluviale et est pratiquée dans des exploitations agricoles de type familial.
Depuis septembre 2004 avec la libéralisation, le secteur est animé principalement par:
- Trois sociétés cotonnières;
- Une organisation forte de producteurs;
- Une Interprofession regroupant deux familles professionnelles qui sont l’APROCOB et l’UNPCB
