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Les maladies

15/10/2008 - Lu 2764 fois
découvertes ravageurs

Les ravageurs du cotonnier

L'attaque par les insectes représente la principale cause de destruction des récoltes de coton. Des estimations indiquent que les pertes, en terme de rendement au niveau de la récolte, représentent environ 15% de la production annuelle mondiale.
Il existe plus de 1300 espèces d'insectes pouvant attaquer le cotonnier. Parmi les plus courants et endogènes à la culture du coton, on trouve :
• Le Ver rose du cotonnier (Pectinophora gossypiella) Le ver rose se nourrit des graines de la plante depuis l'intérieur et peut avoir des conséquences importantes sur le rendement de la plantation
• Le charançon de la capsule du cotonnier appelé également anthonome du cotonnier (Anthonomus grandis) sévit particulièrement dans la ceinture du coton américain.
• La chenille épineuse du cotonnier (Earias insulana) et le ver rouge de la capsule du cotonnier (Diparopsis castanea) se nourrissent des jeunes capsules.
• Les dysdercus (Dysdercus superstitious) s'attaquent aux jeunes capsules ainsi qu'aux graines se trouvant à l'intérieur. Ils sont largement répandus et entraînent une coloration des graines de coton. Les lésions créées par les dysdercus favorisent l'implantation de champignons saprophytiques dans les capsules
• Certaines populations d'insectes telles que les mouches blanches (Bemisia gossypiella), par exemple, peuvent avoir un impact important tant sur le rendement que sur la qualité des récoltes de coton.
• Le puceron du melon et du cotonnier (Aphis gossypii) colonise les plants de cotonnier jeunes. Il est un des ravageurs les plus dangereux pour les plantations de coton. Il suce la sève des feuilles et dépose dessus un miellat qui les brûle et diminue leur capacité photosynthétique. Sa présence peut également devenir un vecteur de maladie et d'attaque d'autres ravageurs.
• Les nématodes : il existe plusieurs espèces de nématodes pouvant s'attaquer au coton.

Les maladies les plus courantes du cotonnier


• La pourriture des capsules du cotonnier, appelée aussi tâches anguleuses du cotonnier ou bactériose du cotonnier (Xanthomones malvacearum) trouve un terrain plus favorable dans les climats humides et auprès des plantes ayant déjà subi des dommages (attaques de ravageurs, lésions créées par la grêle).
• La fusariose (Diplodia gossyina, Colletotrichum spp., Fusarium spp.) attaque les capsules les plus basses du cotonnier et celles qui sont au stade le plus proche de leur ouverture. Le traitement des graines ainsi que l'emploi de cultivars résistants sont souvent des solutions fructueuses.
• La verticilliose (Verticillium dahliae). Ce champignon que l'on rencontre dans les sols où il s'attaque aux racines du cotonnier notamment, peut engendrer son dépérissement en remontant le long de la tige de la plante.
• La fonte des semis ou Rhizoctone noir (Rhizoctonia solani, Pythium spp.) engendre un pourrissement des graines ainsi que des racines.
• Le flétrissement du cotonnier (Fusarium oxysporum f. vasinfectum) a été découvert pour la première fois en 1892, aux Etats-Unis, puis en Egypte dix ans plus tard. Les feuilles jaunissent entre les nervures et tombent au fur et à mesure.
La pourriture des racines du coton (Phymatotrichum omnivorum) est de toutes les maladies du cotonnier, l'une des plus destructrices et difficiles à contrôler. Ce champignon se rencontre principalement dans les sols alcalins possédant peu de matières organiques et jusqu'à une altitude de 1500m environ.
 

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