
En 15 ans (1992-2006), les exportations ont plus qu’été décuplées en volume (de 66 200 t à 730 0000 t), faisant ainsi du Burkina Faso le premier producteur africain de coton devant le Mali et l’Egypte (Depagne, 2006). Le nombre de producteur est passé pour la période 1960-2007 de 50 000 à 325 000.
Pour ce qui est du PIB, le coton y compte pour 5 à 10% du PIB; l’exportation du coton fibre compte pour plus d’un tiers de l’ensemble des recettes d’exportation et pour plus de 60% des recettes provenant des exportations de produits agricoles (Goreux, 2003b). Dans les zones cotonnières, c’est de la vente du coton graine que provient l’essentiel des revenus monétaires des populations respectives. Ce qui traduit la dépendance de l’économie de la zone vis-à-vis du prix du coton.
Les recettes nettes dégagées par les producteurs pour faire vivre plus de 2 millions de personnes sont estimées à environ 84 millions USD, soit 420 USD par personne : montant presque trois fois supérieures au seuil de pauvreté actuel (Agrer, 2007a).
Par ses effets d’entraînement sur les autres cultures le coton favorise la sécurité alimentaire. En effet, la culture du coton a favorisé, par un système de rotation approprié, les cultures céréalières tel le maïs dont la production s’est accrue avec l’obtention d’engrais garantis par le crédit du coton (octroyer par l’UNPCB).