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les brèves

Le Burkina dément l'abandon du coton OGM

Ajouté le 27/05/2012 - Auteur : kagone

Abandon de la culture du Coton OGM par le Burkina: Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao dément

« C’est une contre information. C’est regrettable que sur une radio aussi crédible, on balance une telle information (NDLR : l’information a été diffusée le jeudi 10 mai dernier sur les antennes de la Radio France internationale (RFI)). Je démens catégoriquement que le Burkina Faso n’a jamais abandonné le coton OGM. Ce que la personne qui semblait connaître ne dit pas, c’est que nous faisons nos recherches ici. Aujourd’hui, nous avons pu travailler avec les Américains et la recherche sur le coton OGM (Organisme génétiquement modifié) se poursuit. Il faut dire que nous avons fait des avancées dans ce domaine. Bien sûr, nous pouvons avoir des difficultés, mais nous n’avons jamais abandonné. Nous venons même d’apprendre qu’il y a déjà 250 000 tonnes de graines de coton OGM qui ont été mises sur le marché. Naturellement, comme pour toutes les semences, nous devons l’améliorer pour que la semence s’adapte aux conditions climatiques et à l’environnement. C’est dans ce sens que nous travaillons, mais nous n’avons jamais décidé d’arrêter la culture du coton transgénique ».

Propos recueillis par Alban KINI

Sidwaya du 12 mai 2012

Journée du Coton à Karankasso Sambla

Ajouté le 26/05/2012 - Auteur : kagone

Le samedi 12 mai 2012, les producteurs de coton de Karankasso Sambla, un département situé à 45 km de Bobo Dioulasso, ont accueilli la 1ère édition de la « Journée du Coton ». Cette manifestation festive a pour but de contribuer à la visibilité de la filière coton du Burkina. La 1ère édition de la « Journée du Coton » a été patronnée par Monsieur Soungalo Appolinaire OUATTARA, Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale. Monsieur Jean Paul SAVADOGO, Directeur Général de la SOFITEX et Monsieur karim TRAORE, Président de l’UNPCB en étaient les co-parrains. Plus de cent producteurs de coton et de salariés de l’UNPCB ont pris part à la journée.

Le samedi 12 mai 2012, les producteurs de coton de Karankasso Sambla, un département situé à 45 km de Bobo Dioulasso, ont accueilli la 1ère édition de la « Journée du Coton ».

Cette manifestation festive a pour but de contribuer à la visibilité de la filière coton du Burkina.

La 1ère édition de la « Journée du Coton » a été patronnée par Monsieur Soungalo Appolinaire OUATTARA, Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale. Monsieur Jean Paul SAVADOGO, Directeur Général de la SOFITEX et Monsieur karim TRAORE, Président de l’UNPCB en étaient les co-parrains.

Plus de cent producteurs de coton et de salariés de l’UNPCB se sont joints à la popuialtion de Karangasso Sambla pour la fête du coton.

Par Rose SOMDA, UNPCB
 

L’UNPCB à cœur ouvert avec la presse

Ajouté le 26/05/2012 - Auteur : kagone

L’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina a convié la presse nationale et internationale à un petit déjeuner. Trente trois (33) journalistes de vingt un (21) organes de presse ont répondu à l’invitation.

« En ce début d’année 2012, il nous a paru important que nous vous rencontrions pour …mieux faire connaître l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina qui, malgré sa décennie d’existence …semble encore très mal connue des hommes de médias et du grand public » a indiqué le président de l’UNPCB, Karim TRAORE, à l’entame de son message adressé à la presse.

Pour le premier responsable de l’UNPCB, il est important que la structure qu’il dirige soit bien connue des hommes de médias ceci « au regard de l’importance du rôle que joue l’UNPCB ; au regard de la place que le coton occupe dans notre agriculture et notre économie » a-t-il poursuivi.

Une faîtière pour trois millions de producteurs de coton

L’UNPCB est l’organisation de tous les producteurs de coton du Burkina. Elle est la faîtière des groupements de producteurs de coton constitués par trois cent cinquante mille (350 000) chefs d’exploitations cotonnière. Chacun de ces Chefs d’exploitation travail avec sa famille. Le nombre total de personnes cultivant le coton dépasse allègrement le chiffre de trois millions. L’UNPCB défend les intérêts de ces trois millions de personnes concernées par la production du coton au Burkina. Cette organisation a pour objet l’amélioration de la productivité, de la commercialisation du coton graine de ses membres ainsi que l’amélioration de leurs conditions de vie.

« Les services rendus à ses membres peuvent être regroupés au niveau des fonctions suivantes : au niveau de la fonction de représentation des producteurs, au niveau de la fonction appui conseil, au niveau de la fonction économique » a précisé le Secrétaire Général de l’UNPCB, GALA Célestin, dans son exposé sur les objectifs, la structuration et les fonctions de l’UNPCB.

Cette présentation générale a été complétée par la communication de la Coordonnatrice de l’équipe technique, Mme ZOUNGRANA Delphine, sur le fonctionnement, les activités menées à l’endroit des producteurs de coton. il ressort de sa présentation que l’UNPCB contribue fortement au renforcement des capacités de ses membres.

En 2012, la faîtière a l’ambition d’alphabétiser près de sept mille deux cent soixante quinze (7275) producteurs, d’étendre le dispositif CEF, d’accroître la production du coton biologique et des produits de rotation, de contribuer à la construction de nouvelles infrastructures et de renforcer son équipe technique en procédant à des recrutements.

L’UNPCB une organisation professionnelle

Après ces communications, la parole a été donnée aux journalistes pour des questions tant sur le contenu des exposés que des sujets qui ont fait l’actualité de la filière coton.

Les hommes de médias se sont intéressés aux actions de communication de l’UNPCB, la gestion de la structure, la fixation des prix du coton et des intrants, la crise survenue en 2011, les informations contradictoires sur le travail des enfants, les prévisions pour la prochaine campagne cotonnière.

Les élus et les techniciens ont répondu avec force détails aux questions des journalistes. Ainsi pour ce qui est de la communication, ils ont donné l’assurance que d’autres actions de communication seront conduites durant l’année 2012.

Les responsables de l’UNPCB ont rassuré sur la gestion de la faîtière. Ils ont précisé que l’organisation suit les procédures établies tant au niveau administratif que financier.

Pour ce qui est de la question de la fixation des prix du coton graine et des intrants, l’équipe managériale de l’UNPCB a rappelé que les prix d’achat du coton graine sont déterminés à partir d’un mécanisme mis en place au niveau de l’interprofession, avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Ce mécanisme dispose d’un certain nombre de règles et de procédures qui contribuent à garantir l’impartialité dans la fixation des prix.

En réponse à la question sur la crise 2011, le Conseil de Gestion a tenu à réaffirmer que cette période appartient définitivement au passé. Cette résolution définitive a été possible grâce à la concertation et à la négociation.

Sur la question du travail des enfants, l’UNPCB a surtout déploré les manipulations orchestrées par un journaliste afin de porter atteinte à l’image de la filière coton biologique et équitable et à la réputation du coton Burkinabè en général.

L’équipe de l’UNPCB a salué les efforts de tous les acteurs qui ont contribué au rétablissement de la vérité suite aux allégations du journaliste et les actions du gouvernement pour la promotion des droits des enfants.

« L’UNPCB a bon espoir que la campagne prochaine sera meilleure  » a affirmé le président en réponse à la question les prévisions.

Des signes encourageants nourrissent cet espoir.

Etaient face à la presse, les dix membres du Conseil de Gestion, les trois membres du comité de contrôle, un représentant de la Commission Relations Extérieures, les responsables techniques et les cadres qui exécutent les projets et programmes de l’UNPCB.

Par Rose SOMDA, UNPCB

 

Etats généraux sur la filière cotonnière

Ajouté le 10/04/2012 - Auteur : kagone

Créer les conditions favorables à la relance de la culture du coton

C’est ce mercredi 4 avril 2012, que débutent dans notre capitale, les états généraux de la filière coton du Burkina. Annoncés et voulus par les autorités politiques au temps fort de la crise qui a secoué le milieu cotonnier de notre pays il y a de cela bientôt un an, nombreux sont les acteurs et tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin, à la vie de cette filière qui les attendaient. Les uns, avec appréhensions, les autres, avec impatience. Ces états généraux, sauf erreur ou omission de notre part, sont une première dans l’histoire de l’or blanc du Burkina Faso. Une première qui s’imposait, tant la lecture des lignes rédigées sur ce secteur d’activité de notre agriculture était devenue difficile, au fil des jours. Ainsi, pendant soixante douze heures, environ 450 participants représentant l’Etat, les sociétés cotonnières, les producteurs, les partenaires techniques et financiers ,les secteurs des transports, des banques, des assurances, des transformateurs, ainsi que ceux des fabricants et fournisseurs d’intrants et de produits de traitement auxquels, s’ajoutent plusieurs autres intervenants, vont se donner du grain à moudre, à travers l’examen du thème suivant : « La relance durable de la production cotonnière pour l’amélioration de sa contribution à l’économie nationale ». Un thème d’actualité, qui va en droite ligne des réalités qui caractérisent aujourd’hui, notre filière cotonnière.
- Dispositions organisationnelle et institutionnelle de la filière ;
- Mécanisme de fixation du prix d’achat du coton graine ou mécanisme de lissage ;
- Procédures, prix de cession et crédit relatifs à l’approvisionnement en intrants ;
- Rendements agricoles du coton et leurs corollaires. Tels sont les quatre grandes problématiques qui caractérisent l’activité de production cotonnière et qui vont être présentées, sous forme de thèmes. D’aucuns trouveront que trois jours, ce n’est pas suffisant pour examiner des thèmes aussi sensibles et pertinents que ceux énumérés. Cela peut sembler vrai, même s’il reste entendu qu’au-delà du facteur temps, seuls comptent les résultats qui vont en découler, ainsi que leur impact sur l’avenir de la filière.

Le coton, un secteur vital de l’économie

La culture du coton, faut-il le rappeler encore dans ces colonnes, revêt une importance économique et sociale majeure pour notre pays. Pratiquée par plus de 350.000 exploitants agricoles, elle mobilise, en amont et en aval, de nombreux secteurs d’activités, et fait vivre directement et indirectement, environ trois millions de personnes. Il en est de même de l’Etat, qui tire un profit non négligeable des revenus générés par cette spéculation, à travers la perception de divers impôts et taxes. Quant aux producteurs, au titre de la campagne 2011/2012, c’est la bagatelle de près de 110milliards 250 millions de francs CFA qui leur a été distribuée dans le cadre de l’achat de leur coton, et cela, sans la ristourne. C’est donc, un secteur stratégique qui, malheureusement, reste tributaire d’une série de facteurs dont les plus importants sont les aléas climatiques et les fluctuations des prix des matières premières et des changes (devises). En 11 campagnes en effet, la production nationale a été multipliée par 4,6 et des records absolus de production ont été battus, avec des pics de 632.355 tonnes de coton graine en 2004/2005 et 731.661 tonnes en 2005/2006. Des chiffres qui, comparés aux 450.000 tonnes enregistrées cette année, donnent une idée de l’ampleur de la chute, malgré les nombreuse initiatives et mesures prises dont les subventions aux intrants et l’apurement des impayés internes des groupements de producteurs de coton. Il va s’en dire, que les participants à ces assises sont appelés à faire un diagnostic sans complaisance des points inscrits à l’ordre du jour. Certes. Tous les thèmes retenus pour faire l’objet de débats et d’échanges sont d’un intérêt indéniable, même si certains apparaissent plus « accrocheurs » que d’autres. Sont de ceux-là, le mécanisme de fixation des prix du coton graine. Un mécanisme, bien que considéré par les acteurs de la filière coton mondiale comme l’un des plus originaux et des plus adaptés aux conditions du marché mondial du coton, a besoin d’être expliqué dans un langage accessible et convaincant. Car, n’oublions pas que la fronde qui a secoué une partie des zones de production tire en partie ses origines de la non maîtrise, de la désinformation et de la surenchère qui ont entouré ce mécanisme. Il en est de même des politiques, stratégies et outils liés à l’approvisionnement en intrants des producteurs, et dont l’efficacité suscite beaucoup de débats. Notamment au sujet de l’octroi du crédit agricole, l’approvisionnement en intrants des sociétés cotonnières, la répartition et la gestion des intrants au sein des groupements de producteurs, le crédit individuel comme alternative des impayés internes, la gestion des intrants dans les exploitations agricoles et la subvention des prix de l’engrais.

Mettre fin à la politique de l’autruche

Bref. En un mot comme en mille, la tenue de ces états généraux s’imposait. Car, au regard des nombreuses incompréhensions et difficultés, il aurait été suicidaire, de continuer à faire la politique de l’autruche. Il s’agira alors pour les participants, de passer en revue les raisons ayant conduit à la fronde des cotonculteurs, de dégager les orientations susceptibles de solutionner à terme, les principales problématiques, afin d’assurer les conditions idéales du renforcement du partenariat avec les acteurs. Et enfin, il s’agira également, d’identifier les actions à court et moyen terme, susceptibles de créer les conditions favorables à la relance durable de la production cotonnière. C’est vrai qu’il ne faudra pas s’attendre à voir ce rendez-vous du donner et du recevoir annoncer déjà les nouveaux prix qui seront en vigueur au titre de la campagne 2012/2013 (cela est du ressort de l’Association interprofessionnelle du coton du Burkina). Mais plutôt souhaiter qu’il parvienne à sérieusement décrisper l’atmosphère. Cela contribuera à mieux préparer les esprits et partant, à mieux préparer la prochaine campagne qui démarre bientôt. Ce qui est sûr, c’est que les autorités et les sociétés cotonnières ont conscience de l’importance des enjeux qui se profilent à l’horizon. Raison pour laquelle il ne serait pas illusoire d’espérer un signal fort de leur part. Une sorte de « nous vous avons compris » à l’endroit des cotonculteurs qui, en retour, devront s’efforcer d’opérer une reconversion positive des mentalités et de certaines habitudes, néfastes à la bonne évolution de notre production cotonnière. Dieu merci ! Les assises qui commencent demain, se tiennent à un moment où la tension a sensiblement baissé dans les localités frondeuses. Ce qui est à mettre à l’actif des autorités du Burkina, des sociétés cotonnières et des producteurs eux-mêmes Elles interviennent aussi à quelques mois du démarrage de la prochaine campagne. Une campagne qui pourrait servir de test aux conclusions des travaux de ces états généraux.

Ministère de l’Agriculture et de l’Hydraulique
Lepays du 4 avril 2012

Mod’Afrique2012:La créativité africaine a triomphé

Ajouté le 10/04/2012 - Auteur : kagone

Tout était magnifique à la Salle des Banquets de Ouaga, où eu lieu, en cette soirée de samedi 3 mars 2012, le grand défilé de mode de la troisième édition de Mod’Afrique. Des stylistes aux invités en passant par les mannequins, presque tous ont été à la hauteur de l’événement, parés qu’ils étaient les uns que les autres dans leurs beaux habits. Une soirée de rêve qui a tenu toutes ses promesses. Les stylistes-modélistes, venus de la sous région ouest-africaine, de l’Afrique centrale et du Nord et de la France, ont tenu en haleine le public, des heures durant. On peut citer entre autres, Pathé’O ; ST Moise ; Koro DK, l’initiatrice de la manifestation ; Collé Sow Ardo ; Ismael Akdim ; Ros’Art ; François 1er ; Bazem’Ce ; Christalix ; Rosalie Gicanda ; Ide Mava ; Beith Faro.

Même en levé de rideaux, le spectacle offert par Arden Collection et Dao a impressionné plus d’un. A travers leur chef d’œuvres, les différents créateurs ont mis en exergue le potentiel de l’art vestimentaire du continent. En un mot comme en mille, c’est la créativité africaine qui a triomphé.

D’où toute la satisfaction de l’initiatrice de Mod’Afrique, Koro DK, même si les sponsors ne se sont pas bousculés pour la soutenir. En effet, mis de côté l’aspect sponsors, elle avait de quoi être heureuse, au regard notamment du nombre et de la qualité des personnes qui avait fait le déplacement de la Salle des Banquets.

La patronne de l’édition 2012 de Mod’Afrique, Madame Chantal Compaoré était représentée par l’épouse du Premier ministre Tiao, Christiane Tiao. Le président, le ministre Baba Hama de la Culture et du Tourisme s’est également fait représenter. Quant au parrain, Joseph André Tiendrébéogo, secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (IST), il était là pour saluer de vive voix la promotrice et lui exprimer ses encouragements.

Mod’Afrique, faut-il le rappeler, est un événement qui vise à faire de l’art vestimentaire un tremplin pour investir dans des causes humanitaires. Ainsi, l’édition 2012 était placé sous le thème : ‘’Femmes et SIDA en milieu rural’’. Sur place pendant le défilé les uns et les autres ont fait parler leurs cœurs pour traduire en actes concrets leur solidarité envers les femmes rurales souffrant de la pandémie du siècle.

Au total, 5 000 000 F CFA ont été récoltés

Côté musique, le show a été assuré par de grandes vedettes à l’image de la cantatrice malienne, Ami Koita, de la star ivoirienne, Savana’lah ou de la coqueluche de la musique burkinabè, Floby. Chacun, selon son style, a réussi à faire vibrer la Salle des Banquets. Que la fête fût belle !

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net
5 mars 2012

Coton:Le mécanisme de fixation des prix est neutre

Ajouté le 27/10/2011 - Auteur : kagone

Dans moins de deux mois va démarrer la campagne de commercialisation du coton. Attendue avec impatience par les producteurs qui pourront ainsi jouir du fruit de leur labeur, elle constitue également un moment assez particulier pour de nombreux secteurs qui enregistrent un regain d’activités, quand ce n’est pas qu’ils font de bonnes affaires. Pour cette année, les paysans pourront vendre leur coton de premier choix à 245 FCFA le kilogramme, tel que annoncé après activation du mécanisme de fixation des prix.

Lorsqu’avant la colonisation, nos parents cultivaient le coton pour les besoins de la consommation rurale et familiale, ils ne pouvaient s’imaginer qu’un jour, cette culture allait passer d’une logique d’exportation forcée imposée par le colon de 1923 à 1930, à celle d’une filière organisée, visant le développement agricole et industriel de notre pays.
Filière agricole aux multiples enjeux, le secteur du coton a connu au fil des années, de nombreuses réformes qui ont contribué à modifier son paysage institutionnel. Parmi ces réformes, l’Accord interprofessionnel du 22 février 1999 qui a couvert les campagnes 1997/98, 1998/99 et 1999/2000. Ses points forts ont notamment porté sur la mise en place du comité de gestion de la filière, la fixation du calendrier portant annonce des prix et la gestion paritaire du mécanisme de détermination des prix. Lire l'intégralité de l'article

Premier salon du coton et textiles

Ajouté le 27/09/2011 - Auteur : kagone

Le secrétaire général du ministère de l’Industrie, de l’Artisanat et du Commerce, Bernard Zougouri, a présidé la cérémonie officielle de clôture du premier salon du coton et textiles le samedi 24 septembre 2011 à Ouagadougou. Le salon, de l’avis des organisateurs, a été un franc succès.

« Coton-textiles, facteur de croissance des économies des États membres de l’OCI », tel était le thème du tout premier salon du coton et textiles tenu du 21 au 25 septembre 2011 à Ouagadougou. La cérémonie de clôture a débuté avec une remise d’attestations aux représentants des 15 pays présents à cette l’édition. Le directeur général du Centre islamique pour le développement et le commerce(CIDC), El Hassane Hzaine, le premier à prendre la parole, a souligné que la manifestation a été une réussite. « Je suis satisfait de la qualité des participants et des produits exposés », a-t-il-noté. El Hassane Hzaine a aussi traduit toute sa satisfaction au regard des résultats du comité de pilotage lors des rencontres thématiques. Des résultats, qui selon lui, se résument à une meilleure commercialisation de l’or blanc mais aussi la nécessité de sa transformation sur place. Entre autres points relevés par les participants, c’est la cessation des subventions des pays du Nord à leurs cotonculteurs. Des revendications que le directeur général du CIDC pense exposer lors de la rencontre des ministres du Commerce des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) le mois prochain à Istanbul en Turquie. Le patron du CIDC a, par ailleurs relevé qu’il est envisagé une tenue régulière du salon sur des bases géographiques. Le secrétaire général du ministère en charge du Commerce, Bernard Zougouri, représentant le ministre Arthur Kafando, a rappelé l’objectif du salon. Selon lui, il vise à améliorer la compétitivité de la filière coton-textiles, et d’établir des partenariats industriels, financiers, commerciaux et techniques entre les Etats membres de l’OCI. M. Zougouri s’est dit aussi satisfait des résultats du salon. « Le sentiment qui m’anime est un sentiment de satisfaction qui, je n’en doute point, est partagé par tous les acteurs et participants que vous êtes », a-t-il mentionné. Et de traduire toute la gratitude des autorités burkinabè au Centre islamique pour le développement du commerce, aux États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique et à la Banque islamique de développement pour avoir permis la tenue du Salon du coton et des textiles. L’Office national du commerce extérieur (ONAC) est la structure qui, en collaboration avec l’OCI a organisé la grande manifestation de l’or blanc. De l’avis du directeur général de l’ONAC, Justin Bayili, la tenue d’un tel événement au « pays des Hommes intègres » ne peut qu’ être bénéfique. « Ce salon a permis de réaffirmer le leadership de notre pays dans le domaine du coton », a-t-il soutenu. Et de préciser la particularité de cette messe de cotonculteurs : « ce salon n’est pas une foire générale. Il est spécialisé et exclusivement dédié au coton et à ses sous-produits, donc une rencontre entre professionnels du coton ».Tout compte fait, à entendre Justin Bayili, le salon a permis une meilleure connaissance du Burkina Faso dans la communauté islamique (OCI) bien qu’il soit un Etat laïc. Par ailleurs, nonobstant la cérémonie officielle de clôture du salon du coton et textiles, les expositions se poursuivent jusque dans l’après-midi de ce lundi 26 septembre 2011 sur le site du SIAO.

Nombamba Didier OUEDRAOGO
Sidwaya du 25/9/2011

Coton: pour une meilleure gestion des prix

Ajouté le 12/08/2011 - Auteur : kagone

Au regard de l’importance de la production et de la commercialisation du coton dans l’économie du Burkina Faso et de plusieurs autres pays de la sous région, les acteurs des filières cotonnières de l’Afrique de l’Ouest et du Centre prennent part à un atelier de formation sur la gestion des risques-prix dans ce secteur. Cette rencontre, organisée avec l’appui de la Banque mondiale et de l’Union européenne,  se déroule du 9 au 11 août 2011, à Ouagadougou, et réunit les sociétés cotonnières, les producteurs, les banques et l’administration publique.

Selon ses initiateurs, l’atelier sur la gestion du risque-prix du coton s’inscrit dans la série d’activités de renforcement des capacités des acteurs du secteur cotonnier, afin de leur permettre de poursuivre les réformes nécessaires à l’amélioration de la compétitivité des filières cotonnières africaines.
En effet, la volatilité des cours des matières premières agricoles et particulièrement de la fibre de coton, constitue un risque important auquel sont confrontés les principaux acteurs de la filière, affectant notamment les sociétés cotonnières, les agriculteurs et les banques qui interviennent dans le financement et la commercialisation de ce produit. C’est donc dans ce souci qu’un cours de formation sur la gestion du risque-prix de la fibre de coton a été élaboré par l’Equipe de gestion des risques agricoles (Egra) de la Banque mondiale, afin d’outiller les acteurs concernés.

En outre, l’atelier se donne pour objectif de permettre aux participants de comprendre les causes sous-jacentes de la volatilité des prix et les instruments physiques et financiers qui peuvent être utilisés pour mieux les gérer. Il faut noter que la formation se tient dans un contexte économique et social marqué par la reprise des activités cotonnières, mais aussi par des conflits entre certains acteurs de la filière coton au Burkina Faso.

Nina Yougbaré (Stagiaire),
Fasozine du 9/08/2011

Mouhoun : les cotonculteurs en colère

Ajouté le 13/05/2011 - Auteur : kagone

Les cotonculteurs du Mouhoun veulent la baisse du prix des intrants et l’augmentation du prix du kilogramme du coton graine. A leur avis, les nouvelles mesures prises pour réduire de 1 000 F CFA le prix du sac d’engrais sont largement insignifiantes et, de ce fait, sont en deçà des attentes. Et pour signifier leur mécontentement, ils ont prévu une marche pacifique ce jeudi 12 mai à Dédougou. Pour rappel, la Boucle du Mouhoun est classée première région productrice de coton au Burkina, avec une production moyenne de 80 000 tonnes par an.

Les cotonculteurs mécontents ont manifesté

Ajouté le 01/05/2011 - Auteur : kagone

Suite à leur revendication relative à l’augmentation du prix d’achat du coton graine, les cotonculteurs sont descendus à Bobo-Dioulasso le mercredi 27 avril pour manifester leur ras-le-bol. Après un entretien avec l’UNPCB (Union nationnale des producteurs de Coton du Burkina) et la direction générale de la SOFITEX, la rencontre s’est terminée par une marche. La plate-forme revendicative est restée la même à savoir la fixation du prix du coton graine à 500 F le kilogramme, la baisse du prix d’engrais à 15 000 F par kilogramme, et des réformes à la direction générale de la SOFITEX. Pour ce qui est des réformes, ils sont allés de vive voix pour réclamer le départ du directeur général de la SOFITEX et de deux de ses proches collaborateurs. D’après les cotonculteurs, d’autres actions viendront soutenir leur revendication sans omettre le boycott de la culture du coton cette année, si rien n’est fait.

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