
Dans moins de deux mois va démarrer la campagne de commercialisation du coton. Attendue avec impatience par les producteurs qui pourront ainsi jouir du fruit de leur labeur, elle constitue également un moment assez particulier pour de nombreux secteurs qui enregistrent un regain d’activités, quand ce n’est pas qu’ils font de bonnes affaires. Pour cette année, les paysans pourront vendre leur coton de premier choix à 245 FCFA le kilogramme, tel que annoncé après activation du mécanisme de fixation des prix.
Lorsqu’avant la colonisation, nos parents cultivaient le coton pour les besoins de la consommation rurale et familiale, ils ne pouvaient s’imaginer qu’un jour, cette culture allait passer d’une logique d’exportation forcée imposée par le colon de 1923 à 1930, à celle d’une filière organisée, visant le développement agricole et industriel de notre pays.
Filière agricole aux multiples enjeux, le secteur du coton a connu au fil des années, de nombreuses réformes qui ont contribué à modifier son paysage institutionnel. Parmi ces réformes, l’Accord interprofessionnel du 22 février 1999 qui a couvert les campagnes 1997/98, 1998/99 et 1999/2000. Ses points forts ont notamment porté sur la mise en place du comité de gestion de la filière, la fixation du calendrier portant annonce des prix et la gestion paritaire du mécanisme de détermination des prix. Lire l'intégralité de l'article